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Quels sont les différents types de télescopes ?

Le type de télescope à employer varie en fonction de ce que vous souhaitez observer. Par ailleurs, il existe trois types de télescope bien distincts, à savoir, les réfracteurs ou lunette astronomique, les réflecteurs et les catadioptriques. Il est à noter que chaque variante renferme son lot d’avantages et d’inconvénients concernant la qualité d’optique, la puissance, l’ergonomie du télescope, l’entretien et le prix.

La lunette astronomique serait le mieux indiqué pour une observation planétaire tandis que le télescope classique se révèle comme l’instrument de prédilection pour admirer le ciel profond. De leur côté, les télescopes catadioptriques tentent de rassembler ces deux mondes pour un meilleur résultat. Nous allons voir un à un chaque type pour en connaître davantage sur ces instruments d’optique.

différents types de télescopes

La lunette astronomique ou le réfracteur

Ce système d’optique utilise des lentilles en guise d’objectif. Pour cela, il collecte la lumière à partir d’une lentille située devant la lunette et la lumière subit une courbure lorsqu’elle traverse la lentille, c’est-à-dire, qu’elle est réfractée. Ce fut une invention de Galilée en 1609.

  • Les avantages du réfracteur

Les avantages du réfracteur

La lunette astronomique est à la fois robuste et solide, ce qui garantit longévité au télescope. De par son objectif, son système optique aura plus de résistance aux défauts d’alignement une fois que l’alignement initial est réalisé. Pour un débutant, le réfracteur se présente comme l’instrument idéal pour une première découverte, car il n’y a presque aucun réglage à effectuer. Puis, il est de faible encombrement, donc, facile à  transporter comme à placer. L’avantage majeur de la lunette astronomique, c’est qu’elle assure une meilleure qualité d’image dans un environnement pollué par la lumière urbaine. Or, il s’achète à un prix raisonnable qui oscille entre 60 à 350€, pour des diamètres allant jusqu’à 80 à 90mm.

  • Les désavantages de la lunette astronomique

Les désavantages de la lunette astronomique

Cet instrument ne présente pas que des avantages. D’ailleurs, il peut parfois subir un effet appelé « aberration chromatique » qui se définie par une sorte d’arc-en-ciel autour de l’image, ce qui va ternir la qualité de l’image. Outre cela, la lumière a du mal à passer quand la lentille est épaisse. Comparée à un télescope classique, la lunette peut être plus performante à diamètre égal, mais son prix est relativement plus cher.

Le télescope ou réflecteur

Ce type de télescope est doté d’un miroir primaire permettant de collecter et de concentrer la lumière. A partir du télescope, tous les objets célestes y compris ceux de notre  système solaire arrivent sur Terre sous forme de rayons parallèles. En fait, le miroir du réflecteur a été conçu pour avoir une forme parabolique afin de concentrer tous les rayons lumineux en un point central. Le télescope classique se décline en deux versions ; le Newton et le Cassegrain.

Le télescope de Newton

Le télescope de Newton

C’est l’un des télescopes classiques très prisés par le grand public. Ce modèle a été imaginé par Isaac Newton en voulant améliorer la lunette de Galilée. Ainsi, le miroir primaire collecte la lumière venant du ciel tandis que le miroir secondaire redirige la lumière recueillie vers l’oculaire situé sur le côté du tube. La plupart des télescopes de Newton sont montés sur des montures équatoriales pour suivre aisément les mouvements des astres dans le ciel. Ils offrent ainsi un champ de vision élargi. Son tube protège ces instruments contre le gel et la buée. Parmi les Newton, on compte le Dobson monté sur des montures azimutales, qui a notamment rencontré un grand succès. Une conception compacte et légère.

Le télescope de Cassegrain

Imaginé par Laurent Cassegrain, ce sous-type de télescope dispose d’un miroir primaire percé en son centre, c’est ce qui le diffère de l’ouvrage d’Isaac Newton. En principe, il embarque un miroir parabolique convergent et un miroir hyperbolique divergent. De cette façon, l’image se forme derrière l’appareil. Ce type de construction est plus compact.

  • Les plus des télescopes réflecteurs

Les plus des télescopes réflecteurs

 

Tout d’abord, le télescope ne subit aucune aberration chromatique vue que le miroir ne souffre d’aucune distorsion, alors que le coût de fabrication est moindre par rapport à la lunette astronomique. Un grand nombre de télescopes réflecteurs sont adaptés à la pratique de l’astrophotographie. Puis, ils sont très appréciés des astronomes amateurs de par la confortable position du porte-oculaire.

 

  • Les moins des télescopes classiques

Les moins des télescopes classiques

 

Ils sont très sensibles aux turbulences atmosphériques. En raison de leur grande taille, ils sont assez encombrants voire difficile à transporter, notamment avec des tubes de 200mm. L’inconvénient majeur de ce type, c’est qu’il est le plus fragile parmi les trois types de télescope existants dans le commerce. Enfin, ils ne conviennent pas à l’observation terrestre.

Le télescope catadioptrique

Les catadioptriques les plus courantes sont le Schmidt-Cassegrain, le Maksutov-Cassegrain et le Ritchey-Chrétien. Chacun d’entre eux a ses caractéristiques particulières.

Schmidt-Cassegrain : c’est un appareil très polyvalent qui est doté d’un miroir primaire sphérique et d’une lentille correctrice appelée « lame de Schmidt ». Il se caractérise par la longueur de son tube qui est plus petite que la moyenne. En fait, ce modèle rassemble en un seul appareil, les spécificités d’une lunette astronomique et celles d’un télescope. Puis, son tube optique fermé n’affecte par les images. Il a la possibilité de restituer de très grandes images sur un champ large. C’est pour cette raison qu’il est indiqué pour l’observation planétaire, du ciel profond, et même de la nature. En revanche, son prix est exorbitant dû à sa lame de Schmidt. Si jamais le miroir est obstrué, vous allez constater une perte de lumière.

Maksutov-Cassegrain : les lames Schmidt étant très coûteuses ont été enlevées chez ce sous-type de catadioptrique. En grosso-modo, c’est un dérivé du Schmidt, à l’exception de la présence du ménisque frontal qui lui confère une qualité d’optique surprenante. La collimation est rare alors qu’il permet d’effectuer de forts grossissements. Par conséquent, la mise en température est assez longue et la collimation ne peut se faire que sur le miroir primaire. Puis, le ménisque est vulnérable à la buée et son champ de vision restreint. Pour les astronomes souhaitent pratiquer de l’astrophotographie avec cet appareil, le temps d’exposition est relativement plus longs, car son ratio de longueur focale est élevé.

Ritchey-Chrétien : ce dernier sous-type est sans doute, la catégorie la plus haute de gamme. En fait, il a été conçu pour corriger toute aberration chromatique de manière spectaculaire. Il est surtout indiqué pour les professionnels qui ont une bonne notion en astronomie. Etant des instruments de qualité, les prix des télescopes Ritchey-Chrétien démarrent à 1.000€. A ce prix, aucune coma n’est à déplorer avec une possibilité d’augmenter le contraste jusqu’à 17%. A cela s’ajoute sa correction exceptionnelle. C’est le télescope idéal pour la pratique de l’astrophotographie. Cependant, la collimation est difficile à effectuer.

Ainsi, la diversité des télescopes nous met dans l’embarras du choix, d’autant que chaque type a sa particularité qui le diffère des autres.